• Carole, 23 ans
  • Originaire de Rennes
  • Destination : Irlande, Pays de Galle, Italie , pour 12 mois
  • Du 11/04/2011 au 10/05/2012
  • Cadre :

Irlande : Carole, 1 an en pâtisserie

Irlande et Pays de Galles en passant par l’Italie ! Carole, pâtissière à Galway et wwoofer à Maranello, se prépare à repartir !

Comment es-tu arrivée à partir en Irlande ?

« J’étais en CDD à Rennes en pâtisserie et mon contrat s’est terminé. Donc je me suis dit que c’était l’occasion pour moi de voir l’étranger. J’ai envoyé 2 CV en candidature spontanée en Irlande à Galway, la ville que j’avais visitée avec mes parents et qui m’avait plu. Et bien : j’ai eu une réponse, ils m’ont appelée. Il faut dire que j’ai eu de la chance. « Mon patron m’a dit ‘‘on va faire un essai et si tu es bien je te garde’’. Du coup je suis partie sans vraiment la sécurité d’être embauchée. Mais bon, comme je sortais d’un contrat je me suis dit : au pire, ça sera de vacances. Et puis avec les rêves, des fois il faut se lancer : je suis allée et je n’ai pas regretté le déplacement ! Mon patron m’a embauché, il m’a même remboursé mes billets d’avion. C’était prévu au départ. Par contre si j’avais raté mon essai, il ne m’aurait rien remboursé du tout. »

Comment as-tu trouvé ton logement ?

« J’ai trouvé mon appart sur un site internet qui m’avait été conseillé par mes contacts et qui proposait soit des maisons soit des colocations. Je me suis orientée tout suite vers la colocation, puisqu’en Irlande c’est très répandu et en plus c’était l’occasion pour vivre en groupe et de progresser en anglais. Et puis c’est plus rassurant le fait d’avoir quelqu’un dans la chambre à côté si tu as quelque souci ! Mes premiers colocataires avaient plus que 30 ans. Après, ils sont partis en Australie et d’autres sont arrivés ; tout s’est très bien passé : je suis toujours en contact avec l’un d’eux, qui veut venir habiter en France. »

Comment est le monde du travail par rapport à la France ?

« Au niveau des relations professionnelles, j’étais très proche de mon patron là-bas. C’était chouette d’avoir un contact vachement ouvert, direct : je pouvais poser des questions, faire des propositions… et c’est vrai que ces rapports, chez nous, sont un peu plus délicats. Par contre je dirais qu’en Irlande on gagne un peu moins bien sa vie : en France il y a quand même beaucoup d’aides pour les jeunes, comme les APL, ce qui n’est pas le cas en Irlande. Toutefois, comme je vivais en colocation, c’est vrai que je me rattrapais sur le prix du loyer.  Il faut savoir aussi qu’en Irlande on travaille plus : il n’y a pas les 35 heures mais les 39 heures. Si on n’est pas habitué, il faut savoir s’adapter à ces heures en plus chaque semaine. Je suis rentrée en France parce que au bout d’un moment j’avais un peu fait le tour de ce que je pouvais apprendre dans l’entreprise où je travaillais, et en plus la météo a commencé à être pesante : il pleut vraiment beaucoup ! »

Quelles démarches administratives ? Et l’assurance maladie ?

« En Irlande les impôts sont retirés à la source, au moment du paiement du salaire et du coup t’as besoin d’un numéro de référence officiel. Il est très important pour avoir des soins médicaux, et ce genre de choses. Ton numéro personnel fait référence pour toute l’administration !  Moi, j’ai eu un accident de voiture, donc je suis allée à l’hôpital, mais c’est vrai que je n’ai rien payé grâce à la carte européenne d’assurance maladie.  Il s’agit d’une carte très utile. Vous pouvez vous renseigner ici : CEAM

Tu connaissais déjà quelqu’un à Galway ? As-tu rencontré des français ?

« J’avais un contact sur place, une connaissance, mais vraiment c’était une personne qu’on m’avait présentée une seule fois à Rennes et qui était sur place, et du coup ça m’a facilité l’arrivée parce qu’elle m’a hébergée au début, pour les 15 premiers jours, avant que je trouve un logement. Après j’ai rencontré beaucoup de français et c’est vrai que ça aide, par exemple pour demander des petites faveurs (et des petits conseils), mais c’est vrai aussi qu’avec ces rencontres je n’ai pas progressé, en anglais, autant que j’aurai voulu. »

Conseils aux voyageurs ?

« Qui part doit avoir toujours un peu d’argent de côté : on sait jamais ce qui peut arriver ! Il ne faut pas avoir une fortune, mais de quoi vivre un peu en auberge de jeunesse, payer les transports, la bouffe. Des fois il y a des frais auxquels on ne pense pas. Je dirais 1000 €, quand on n’est pas dépensier, suffisent pour survivre plusieurs mois ! Couchsurfing et auberge de jeunesse sont les deux choses que je conseillerais de faire dans les premières semaines : comme ça tu as l’occasion de rencontrer des gens sur place qui peuvent donner des conseils précieux. »

Est-il possible de trouver un travail sur place ?

« J’ai rencontré des gens qui étaient là et qui racontaient : ‘’Oui, je suis venu là, je reste 15 jours et je dois trouver un boulot’’. Et du coup, ils allaient à droite et à gauche à demander… Ce n’est pas évident, mais c’est faisable. C’est-à-dire qu’il faut être motivé et n’avoir pas un but précis : savoir prendre un peu là où il y a du travail. Et puis après, rechercher quelque chose de plus précis une fois qu’on a du boulot pour s’en sortir au départ. J’avais rencontré un garçon qui s’occupait de « pousse-pousse » : il conduisait son vélo et derrière il avait trois sièges pour transporter les gens. Et du coup il s’était dépanné avec ça. »

« Je conseillerais le « wwoofing » à tout le monde ! »

« 15 jours après être rentrée en France, je suis partie pour Maranello, en Italie ; le but était de faire du wwoofing : une très bonne expérience. Il faisait chaud ! J’ai appris plein de choses là-bas. À 5-6 heures par jour, j’ai vu comment entretenir un agritourisme, il y avait une ferme… et puis les italiens sont super gentils. Une expérience vraiment enrichissante, j’ai envie de dire. Les points forts sont les rencontres, la possibilité d’apprendre beaucoup de choses sur des sujets variés, c’est la découverte d’une culture : quand on part à l’étranger, c’est normal. Les points faibles, je dirais, sont qu’il faut tomber sur des gens qui considèrent le wwoofing avec une approche de partage et pas comme : ‘’j’en profite pour employer des gens’’. Parce que j’ai eu des échos de gens qui ont fait du wwoofing et ils se sont sentis exploités. »

Et tu pars bientôt pour le Pays du Galles !

« Oui. En fait je regrette de n’avoir pas assez progressé en anglais en Irlande. J’ai vraiment envie d’aller au Pays de Galles pour devenir bilingue et découvrir la culture galloise ! J’aimerais passer un examen de certification comme le TOEFL : pas pour trouver un boulot, juste pour me dire ‘‘c’est bon, je suis vraiment bilingue !’’. Maintenant je suis en train de réviser mon anglais et de chercher un peu où je peux travailler. Mais si je ne trouve pas avant de partir, je pars quand même et je cherche sur place. »

Interview : Stefano Porciello, avril 2014

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